Sophie Audouin-Mamikonian « La couleur de l’âme des anges »
C’est le premier titre à paraitre dans la nouvelle collection R, dédiée aux ados et jeunes adultes, et dirigée par Glenn Tavennec.
Présentation de l’éditeur : « Jeremy, jeune homme de 23 ans, est sauvagement assassiné. En devenant un Ange, il réalise que la lutte pour survivre n'est pas terminée et qu'il peut aussi mourir dans ce nouvel univers. En effet, pour ne pas disparaître, tout Ange doit se nourrir de sentiments humains. Et Jeremy va bientôt découvrir avec effroi qu'il doit même les provoquer ! Provoquer la haine, l'amour, la joie, la tristesse, la peur, la compassion... Seules les émotions fortes peuvent rassasier les Anges, colorant leur peau en bleu pour les émotions positives, en rouge pour les négatives. Recherchant la raison pour laquelle il a été tué, Jeremy piste alors Allison, une vivante de 20 ans, témoin involontaire de son exécution. À force de côtoyer, jour et nuit, la ravissante et naïve jeune fille, il finit par en tomber follement amoureux. Mais l'assassin de Jeremy a lui aussi jeté son dévolu sur Allison et fera tout pour supprimer ce témoin indésirable... »
Un roman qui a des bases d’un bon policier, avec une touche fantasy qui nous fait découvrir l’univers situé entre les deux mondes, celui des humains et celui des anges…
En effet, il ne suffit pas de mourir pour se retrouver au paradis, il existe un monde entre deux, un monde à part ou les anges se côtoient, se nourrissent des sentiments humains, influencent les humains.
Et surtout, ils ne sont pas tous pareils dans ce monde. Bien séparés, les bleus (gentils) et les rouges (vilains).
Un peu sans surprise, notre jeune héros, tué au début du livre, est un ange bleu, animé des bons sentiments. Tué dans les circonstances bizarres, son but désormais sera de découvrir pourquoi lui ? Dans sa quête il va croiser le jeune Allison dont il va tomber amoureux.
Un peu facile comme intrigue malgré les bases bien posées. Trop prévisible le dénouement, surtout la petite histoire d’amour entre nos deux angelots.
L’histoire est surtout intéressante grâce aux personnages secondaires, ou on rencontre Einstein, Caligula, etc.
Bien vu par contre le découpage des chapitres par les sentiments : mal, culpabilité, désir, folie, trahison…
Une lecture agréable, pas d’ennui, mais pas non plus de suspense insoutenable.
J’ai découvert l’auteure grâce à ce livre (n’ayant jamais lu les Tara Duncan), et je constate que certes, la lecture est bien agréable, mais je n’ai pas raté non plus quelque chose de grandiose.
Un bémol : une publicité faite à Sophie par Sophie : une jeune fille dans le livre qui lit un livre, ou son héroïne préférée est TARA DUNCAN. Franchement…
Pour lancer sa nouvelle collection « R », les éditions Robert Laffont ont choisi l’auteure très populaire auprès de jeune public en France. Vu que la collection vise un public un peu plus mure, je pense que dans la liste présenté dans la plaquette publicitaire il y avait les titres plus intéressants pour cette tranche d’âge.(http://www.livres-de-dorot.fr/r-chez-robert-laffont-a14820879)
Conclusion : même si j’ai passé un bon moment en lisant ce livre, je pense que « R » a beaucoup mieux à proposer, vu la liste des titres prévus pour l’année 2012