« Le tourneur de page » Muriel Zürcher, éditions Eveil et Découvertes
SOUS LA BULHAVRE, NOUS CONSTRUISONS UN MONDE MEILLEUR.
Bienvenue à Bulhavre ! Un monde à part, créé après l’apocalypse. Un personnage mystérieux l’a créé pour préserver l’espèce humaine. Sous Bulhavre, tout le monde se doit d’être heureux. Pas de jalousie, tout le monde est habillé pareil, mange les mêmes repas composés d’algues, avec une petite exception le dimanche (poisson au barbecue !).
Tout est réglé d’avance. La vie de famille, l’éducation, la façon de penser. Sous Bulhavre, on vous greffe à la naissance la « misphère », ce petit appareil qui permet le contrôle de votre corps : de la santé physique, mais aussi de votre cerveau. « Le tourneur de page » décide de votre avenir et commande vos souvenirs…
Dans ce monde « protégé » est né Alkan. Il vit dans une famille type avec des parents lambda, et avec son frère, Tahar, un artiste dans l’âme, qui dessine dès qu’il peut en cachette (« il est interdit de représenter la vie » sous Bulhavre).
Un matin, Alkan sort de chez lui avant la fin du couvre-feu, file avec une planche à roulettes (bricolé maison) droit devant lui, et… fonce dans une vieille femme inconnue, la blesse et casse sa misphère.
Cette rencontre va bouleverser sa vie à tout jamais. Ce jour-là, il apprend que la vie sous Bulhavre n’est pas la seule. Un autre monde existe en dehors : l’Outre- Monde.
Tout n’est pas mort ou dégénéré à l’extérieur et surtout, dans l’Outre- Monde on a la liberté de penser par soi-même. Alkan va découvrir que sa vie n’était que mensonge et manipulation et il cherchera des réponses…au prix fort.
Des rebondissements inattendus, des rencontres enrichissantes, des personnages sympathiques, intègres et forts. Un bon moment de lecture pour les amateurs de la dystopie.
A partir dès 11 ans.
Voici la conclusion de Michel Abescat dans Télérama :
« L'aventure est belle, vivement racontée. Muriel Zürcher tire avec brio son épingle d'un jeu déjà largement exploré. (...) Le Tourneur de page est écrit à plusieurs voix, celles des deux frères en particulier, futés, piquants, sensibles. On suit avec bonheur leur prise de conscience progressive, et le roman, fort divertissant, distille en sourdine une véritable réflexion philosophique et politique. Bref, on tourne les pages ! »